voilà, c'est déjà demain...

ou alors dans quelques minutes à peine,
il faut bien une limite:
la pleine lune
l'année nouvelle
un millénaire
de toute façon tout dépend du calendrier qui lui même ne dépend que de nous
ou du pays et de l'époque dans laquelle on croit être
le vrai fil est ténu mais infini
il n'a ni date
ni commencement
ni fin
tout continue
on ne refait pas sa vie
on la poursuit
et je vais éviter le gag trop éculé qui consiste à préciser que jamais on ne va...
la rattraper.

"sortie de prison"- acrylique sur toile
voilà, c'est déjà demain...

# Posté le jeudi 05 novembre 2009 17:37

Expo Art Contemporain au Beau-Rivage Palace à Lausanne

c'était un beau moment
des rencontres
des regards
le passage d'amis
chéris
mais aussi de nouveaux visages,
des créateurs généreux
aussi fous
que nous
venus de partout
et dans ce décor fait pour les nantis
la vraie richesse de ceux qui ont quelque chose à dire
et des bras à ouvrir.
Expo Art Contemporain au Beau-Rivage Palace à Lausanne
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# Posté le mardi 06 octobre 2009 04:35

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 17:44

she's leaving home . Bye, bye

she's leaving home . Bye, bye
(Fun is the one thing that money can't buy)
Something inside that was always denied
For so many years.

# Posté le samedi 29 août 2009 15:52

Renaissance






Echiquier



Lieu
de combat et de règles
où l'on ne peut que gagner
ou perdre
Mais les règles sont faites pour être transgressées
Le combat inutile peut être refusé
Cases brisées
Sur l'échiquier de la vie
rien n'est plus beau
qu'une grille qui se rompt
qu'un cavalier qui danse
Sur l'échiquier de la vie
le cavalier se cabre
quitte sa case
et prend le large.


-.-
Renaissance

# Posté le mercredi 26 août 2009 08:48

Modifié le mercredi 26 août 2009 09:17

disparaître

disparaître

# Posté le dimanche 05 juillet 2009 08:57

Modifié le dimanche 09 août 2009 05:49

A A A: Tempo di Java -Valse

A A A: Tempo di Java -Valse
Petits cheveux mouillés
Douces ronces qui griffent une nuque un peu large
Un dos souple et courbé
Sous le coton léger d'une chemise bleue
Une épaule charnue
Un bras, des doigts qui chantent sur la corde tendue
Un pied nerveux qui compte et martèle en mesure
C'est tout ce que je vois.

Oh vous qui me tournez presque toujours le dos
Vous me plaisez
Vous m'attirez
Je connais trop les plis de tous vos vêtements
J'aimerais m'amuser à vous déshabiller!


Le regard chaud qui glisse
Et l'oreille attentive offerte vers mes lèvres
La bouche qui s'entrouvre
Et la main oubliée dans un adieu trop long
Un plissement de nez
L'empreinte de ce pouce au transparent d'un verre
Pour cacher le sourire un peu mélancolique
Et la joue qui rougit.

Imprudent qui m'offrez vos yeux à tout moment
Vous me plaisez
Vous m'attirez
Je sais votre visage sur le bout de mes doigts
J'aimerais découvrir le reste maintenant!


Un baiser tout humide
Sur les rives charnues de ta bouche si tendre
Ton corps devenu chaud
Qui n'ose tout donner mais ne refuse plus
Sur le pas de la porte
Ta peau furtivement offerte et dérobée
Déjà tu prends la fuite. Ton sourire dira:
Il ne s'est rien passé.


Vous qui faites semblant d'avoir tout oublié
Vous me plaisez
Vous m'attirez
Comme je méconnais les replis de votre âme
Saurais-je donc enfin la mettre à nu un jour?

Vous qui me plaisez trop, vous qui m'attirez tant
Dépêchez-vous
Hésitant!
Un jour je pourrais bien ne plus être tentée:
Du mets trop attendu, la faim aura passé...


texte 1980

pix 2009

# Posté le vendredi 26 juin 2009 18:07

Modifié le dimanche 26 juillet 2009 07:01

c'est beau une ville la nuit, c'est chaud une ville le jour (GrandCorpsMalade)

c'est beau une ville la nuit, c'est chaud une ville le jour (GrandCorpsMalade)

# Posté le lundi 15 juin 2009 11:10

Modifié le dimanche 26 juillet 2009 07:01

j'aime les villes...

...mais les villes molles.
Le Beau pur et dur des matériaux tranchants provoque l'inquiétude: arêtes du métal, brisures du verre,froideur des marbres trop luisants, cela évoque un univers brillant trop propre pour être aimable au vivant.
Au pire, le cuir, les chaînes, les lames de la torture.
A l'opposé, tout ce qui est poreux me semble aimable: tuiles, briques aux imperfections rassurantes, à l'érosion visible qui dénonce les années et l'usage. Quoi de plus beau que le rebord d'un mur arrondi par des années de frôlement de mains inconnues, une marche creusée par les pas ou l'angle d'une maison délité par des siècles de passage de roues de charrettes.
Il existe des villes poreuses et des villes lisses, des façades qui repoussent durement et d'autres qui se laissent pénétrer.
Les matériaux conditionneraient-ils les habitants dans leurs attitudes, leur capacité d'accueil envers l'Etranger?
Et la palette de couleurs de chaque ville n'influence-t-elle pas leur humeur ?
On ne doit pas forger son âme de la même façon dans une ville monochrome et droite que dans une ville bariolée et tordue.
J'aime les villes tordues.


tableau acrylique : "j'ai pas tout compris mais"
j'aime les villes...

# Posté le mardi 12 mai 2009 12:01

Un portrait


Sous un arceau buté ombragé tel un cil
L'oeil est vert, parfois or
Ou d'un brun réchauffé comme un Terre d'Ombre.
Il se pose alentour
Il fuit ce qu'il y trouve
Il s'attarde rêveur sur les courbes d'Ombrie.
Or, la lèvre obstinée concentrée et boudeuse
Éclabousse soudain de lumière solaire
Il a oublié l'ombre et la mélancolie
Il quitte son mystère
Il accueille la vie.

Il sourit
.
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# Posté le samedi 08 août 2009 14:47

Même dans un champs de ruines il y a un rayon de soleil

La brume commençait à dissoudre les ocres des crêtes rosies par le soir.


Tournant le dos à la montagne elle entreprit de dégager tout ce qui encombrait le chemin.
Quelques débris s'effondrèrent dans un bruit mat sur la terre desséchée.
Il faudra replanter les piquets....

Le gravier rougi offrit la chaleur de la journée à ses pieds:
Elle rentrait chez elle.

Même dans un champs de ruines il y a un rayon de soleil

# Posté le jeudi 07 mai 2009 15:15